Le vide est là, juste entre elle et moi, un battement de cil, un seul suffit à me refugier dans ce monde, cet univers que nous sommes deux à connaitre. Les larmes coulent, coulent d'une absence qui ne m'indiffererat plus. Les mots sont manquants, comme mon coeur est sanglant. Le soleil brillerat, mais si tu n'étais pas là pour le refléter, il m'indiffererai. Si je n'étais pas la fille que tu as changé, cette vie n'en serait que fade. Mais je ne suis plus la même; il n'y a plus rien, plus rien autour de moi, dans tes bras, et lorsque je m'accroche à toi ce n'est pas seulement pour sentir battre ton coeur contre le mien, ni pour que sa chaleur rechauffe le mien; mais pour laisser une marque de moi, sur toi. Pour que tu n'oublis pas, car on ne peut oublier. Tu sais me combler. Parce que tu es là, et juste ça. Toujours, tu es là; à essuyer les cascades qui coulent de mes yeux. Tu es là, avec tes mots, la plus belle des mélodies. Tu es là, avec tes bras grands ouverts, qui sont mon unique repère. Je ne vois pas ce à quoi ma vie pourrait sembler sans ton existence. Je pourrais pas justifier mon sourire sans le tien, je ne pourrais pas justifier ma joie de vivre sans ton prénom. Il me serait impossible d'un million d'actes; de vivre. La vie s'est offerte la folie de mettre l'enfant fragile que j'étais entre les mains de la personne, que tu demeure. Parce que tu es la personne, amour, que j'aime le plus au monde. Puisque sans toi, les jours n'ont plus de sens. Et il y a ce vide, puisque quand tu n'es plus là, ce monde devient stupide.
Tu es bien plus que le reste.
Edit: You lost me innocent Peter Pan.
"Et les "j'aurais pu", et les "j'aurais du", à quoi bon, puisque les choses sont ce qu'elles sont ? Se perdre, se retrouver, se trahir, et recommencer. Alors. Merde. Mais qu'est-ce que tu veux que j'y fasse ?"
L'importance, tout ça, quand tout n'est fait que pour passer, quand tu ne feras que passer toi aussi. Toi et les autres et les autres et toi, mais ça n'a plus de sens. Une liste de prénoms longue comme ça. Une rose séchée dans un vase et les ecchymoses sur les bras. Et encore à quoi bon. Pile ou Face, c'est ton surnom, et bébé, quand je suis douce, alors non. Les pensées sont elliptiques et la courbe de mes joues n'a pas finie de ruisseler, en fait. Se replonger dans les faux mots, les vieux, les froissés, à l'écriture passé, ces mots que je ne reconnais même plus, cette fille que je ne reconnais plus.
Un regard au fond du crâne.